Evolution de l'hypnose à travers l'histoire :
H Y P N O - A C T I O N

Tina Gadhia, Hypnothérapeute, Accompagnatrice en développpement personnel
L'art d'être heureux et de réussir. Bilingue, english spoken.  Nice     
Tél:    04.93.552.554  -  06.18.52.12.54



L'hypnose a existé depuis l'avènement des  premières civilisations :

                      Bien que le terme d'hypnose date du siècle dernier, c'est  une science qui
                      existe depuis l'avènement des premières civilisations et qui a souvent été liée
                      à la magie ou à la religion.  La médecine était alors une fonction sacerdotale et les prêtres
connaissaient parfaitement l'hypnose, qu'ils utilisaient à des fins thérapeutiques.  On en trouve des traces dans
la Bible (livre de la genèse), ainsi que sur des stèles égyptiennes datant d'un millénaire avant Jésus-Christ.  
Les druides étaien également passés maîtres dans cet art.


Mais on en parle sutout depuis le XVIIIème siècle, où l'hypnose devient médicale et      
expérimentale. Retracer l'histoire de l'hypnose, c'est remonter près de deux siècles d'erreurs,
des
erreurs qui pèsent encore à l'heure actuelle de tout leur poids et qui sont à l'origine de toutes les idées fausses
et préjugés qui circulent sur cette forme de thérapie.  Peu de sujets ont en effet donné lieu à autant de
batailles d'experts, ont suscité autant d'enthousiasme de la part de certains scientifiques et de rejets par
d'autres qui la considéraient comme une science maudite.  Au XVIIIième, on commence à parler de ce
phénomène.      


Franz Anton Mesmer (1734-1815) fait l'hypothèse qu'à la manière du magnétisme minéral (aimant qui attire
des objets) on pourrait extirper les maladies du corps de la même façon.  Il essaie donc  de provoquer des
sortes de crises qui amènent la guérison des malades.  Il s'aperçoit plus tard qu'il obtient le même résultat avec
n'importe quel objet à condition qu'il l'ait touché.  Il en conclut la présence d'un fluide provenant des astres,
fluide qui a la propriété de revitaliser la substance nerveuse des patients.  Le magnétiseur récolterait ce fluide
qu'il redistribue.  Pour Mesmer, seules quelques personnes privilégiées possèdent un don pour faire cela.  

                      Durant ses traitements, il fixe intensément ses patients du regard estimant que
                      la puissance du regard favorise le passage du fluide.  Il guérit beaucoup de
                      malades.  Ses pratiques attirent les foules, mais ses agissements finissent par     
                      provoquer tant de scandales et de controverses que le roi Louis XVI nomme
                      commission d'enquête pour analyser scientifiquement ce phénomène.  Sur la base de cette
étude, l'hypnose est alors interdite.


Puységur (1751-1828).  Ce n'est pas un fluide qui agit, mais la foi du thérapeute qui mobilise les forces de
guérison du patient.  Puységur obtient non pas des crises comme Mesmer, mais une forme de "sommeil" et
observe que, pendant cet état, les patients peuvent se souvenir d'événements oubliés et que ceci amène aussi
la guérison.

James Braid (1795-1828).  Ce chirurgien écossais procède à de multiples interventions en hypnose, et
s'aperçoit que l'on peut induire l'hypnose par simple fixation du regard sur quelque chose, et même par simple
concentration de la pensée sur une seule idée.  Il découvre aussi que les mêmes phénomènes d'hypnose
peuvent être produits par le sujet lui-même, indépendamment du thérapeute, soit : l'autohypnose.

Jean-Martin Charcot (1825-1893).  Neurologue,
très autoritaire et charismatique, travaillant à la Salpétrière, il a
décrit les divers stades de la transe.  Il avait la réputation de
faire des cures miraculeuses par la seule puissance de son
autorité. Pour lui, l'hypnose était une sorte de psychose
provoquée expérimentalement, chez des gens faibles.  
Comme Charcot soignait essentiellement des hystériques,
une regrettable confusion s'est faite entre "hypnose" et "hystérie".  Plus personne ne voulait se reconnaître
hypnotisable.

H. Bernheim (1840-1910) s'aperçoit que l'hypnose est un potentiel qui existe chez tous les êtres humains, et
nullement chez les hystériques ou névropathes seuls.  Il indique qu'une représentation qui est acceptée par le
cerveau tend à se transformer en action.


                       
Sigmund Freud (1856-1939) a repris les observations de H. Bernheim.         
                       Pour lui, l'hypnose permet de retrouver des souvenirs oubliés.  Il a mis l'accent
                       sur le fait que la reviviscence de souvenirs traumatiques en hypnose
                       a un puissant effet cathartique.  Mais Freud était mal à l'aise avec cette
                       technique, sachant mal gérer les émotions qui peuvent surgir lors des séances.
                       L'hypnose lui a permis de découvrir la notion des forces inconscientes qui nous font agir.  
L'avènement  de la psychanalyse amena un déclin de l'intérêt pour l'hypnose.


Milton H. Erickson (1901-1980) a mis l'accent sur le fait que :

  • C'est le patient qui a un talent pour l'hypnose : plus le thérapeute
s'adapte aux particularités du patient, meilleur sera le résultat.
  • L'hypnose est un phénomène naturel, physiologique et quotidien.
  • L'hypnose stimule le travail de l'inconscient pour amener un meilleur
équilibre par le travail d'intégration des expériences.  
  • L'hypnose permet de trouver des solutions mieux adaptées en sortant
des cadres rigides que les patients créent eux-mêmes.
  • Le fonctionnement hypnotique se faisant à un autre niveau cortical que le fonctionnement
habituel, le patient apprend à fonctionner à cet autre niveau et des réaménagements
internes se produisent.  Il est même préférable que le sujet n'en prenne pas conscience.

Lorsque l'on parle d'hypnose thérapeutique de nos jours, il s'agit d'hypnose
ericksonnienne.  En effet, ce résumé historique vous démontre bien l'évolution de l'hypnose
et son utilisation.  C'est pourquoi, il est utile de connaître la biographie d'Erickson pour
mieux comprendre son implication et contribution à l'évolution de l'hypnose.

Né en 1902, Erickson était un enfant daltonien, dyslexique et qui avait de la difficulté à reconnaître les sons.  Il
contracta une grave poliomyélite à l'âge de 17ans.  Complètement paralysé, il ne pouvait que parler et bouger
les yeux.  Il fut soigné par une infirmière qui préconisait des enveloppements chauds, des massages et la
mobilisation des membres paralysés, avec la paricipation du patient.  Cela jouera un rôle, décidant Erickson à
essayer de surmonter par lui-même son handicap.  

C'est ainsi qu'il avait créé une méthode de concentration mentale sur un mouvement minimal, recommençant
sans cesse mentalement le même mouvement.  Et, à mesure que les forces revenaient, il profita de toutes les
occasions pour faire fonctionner un nombre croissant de muscles.  Il apprit à marcher avec des béquilles, puis
à conserver son équilibre sur une bicyclette.  Enfin, en dépit de son handcap physique, il fit tout seul une
randonnée en canoë qui dura tout un été, avant d'entreprendre ses études de médecine.  Il devient psychiatre
en 1920 à l'université du Wisconsin sous la direction d'un chirurgien peu convaincu de cette nouvelle
discipline.  A la fin de ses études, il exerça pendant un an la fonction d'interne en médecine dans un hôpital
psychiatrique.  Parallèllement à son activité thérapeutique, il poursuit une carrière universitaire.

   E n 1923, il commence à étudier l'hypnose.  Il apprit
  seul les techniques de l'hypnose.  Il ne s'est jamais
  présenté comme le chef de file d'un mouvement ou
 d'une secte.  Ses dons d'observation étaient légendaire,
 mais il en avait appris la maîtrise à force de trava
il.

Il se marie en 1936, il marchait alors avec une canne.  En 1947, à la suite d'une injection de sérum
antitétanique.  Il développa une grave maladie, suivie de nombreuses rechutes.  Les
hivers froids et humides du Michigan aggravant son état , il partit à Phoenix, en Arizona.

La santé d'Erickson était précaire.  Néanmoins, depuis 1950 , sa vie professionnelle consistait à mener de front
sa tâche de thérapeute auprés d'une nombreuse clientèle privée, et il se déplaçait sans cesse pour des
séminaires et des conférences qu'il donnait partout aux U.S.A. et à l'étranger.  Bien qu'ayant essentiellement
travaillé en thérapie individuelle.  Il mena une réflexion trés poussée sur les systèmes familiaux et estimait que
c'était un aspect trés important de la thérapie.

En 1953, un nouvel épisode plus grave de poliomyélite lui fit de nouveau perdre du terrain sur le plan
physique.  Au fil du temps, cet affaiblissement physique l'amena à se déplacer de plus en plus en fauteuil
roulant.  En 1969, il cesse de voyager.

Entre 1970 et 1980, sa force musculaire diminua lentement.  Il maîtrisait de moins en moins bien les muscles de
sa langue et ceux de ses joues, ce qui l'empêchait d'articuler normalement.  Il ne parvenait plus à lire.  Il écrivait
en tenant sa main droite de sa main gauche qui était mieux coordonnée.  

Il abandonna progressivement sa clientèle privée en psychiatrie, cessant complètement cette activité en 1974.

Au fil des années, ses handicaps allaient en augmentant;  en 1976, il ne fut plus capable de sortir de son
fauteuil.  En dépit de ses terribles problèmes physiques, il débordait de joie de vivre et déclarait que la
poliomyélite était le meilleur professeur qu'il n'aie jamais eu en ce qui concerne le comportement humain.  Il
utilisait sans cesse l'auto-hypnose pour maîtriser ses douleurs.

Il avait foi dans les gens et faisait confiance à la force agissante de leur inconscient.   Il mourut à 78 ans.